dimanche 26 juin 2011

Tous appelés à la sainteté texte n°3

Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-après le dernier texte du père Paul Belboom sur la sainteté.


« Tous appelés à la sainteté, en famille salésienne »  3.

Dans notre Famille salésienne, l’appel à la sainteté se conjugue avec l’approfondissement du « charisme salésien ».  Réfléchir notre « identité charismatique » est une démarche nécessaire pour répondre à l’appel à la sainteté.

Quand on dit « charisme » aujourd’hui, on entend « autorité, « influence », « compétence », « ascendant », « réussite » »… Tel chef d’état est dit charismatique : il a du succès !

On oublie qu’à l’origine, le mot qu’un « charisme » est apparenté à « charis», la grâce. Et la grâce est toujours reçue. Je n’en suis ni la source, ni le propriétaire, ni surtout pas le fabriquant. Le charisme est un don gracieux. Donc il est beau (gracieux) et gratuit (gracieusement offert). C’est un beau cadeau.

Quand on reçoit un cadeau, on est invité à remercier, à découvrir la personne donateur, à le rencontrer, à entrer en relation avec lui. L’expérience de la grâce, du charisme, trouve sa vraie source, dans l’attitude fondamentale de gratitude, de reconnaissance, d’action de grâce. Reconnaître le Donateur est fondamental à la réception du charisme. C’est par là qu’il faut commencer.

L’expérience de la grâce, l’expérience du charisme, implique donc un décentrement radical (en profondeur, à la racine de ce que nous sommes) : ne plus se regarder soi-même, ne plus se prendre pour le nombril du monde. Décoller de soi et de la fatale attraction qui ramène tout à soi. Se perdre de vue. Sortir de soi (extase, cfr Encyclique « Deus est Caritas »de Benoît XVI). Il s’agit de tout recevoir, comme un don gratuit.

Cette expérience prend pour chacun un visage bien précis. Paul appelle cela le « don de la grâce » ou « charisma» : L’Esprit distribue ses dons à chacun de manière personnelle, comme il veut (1 Co 12,11). Don libre de l’Esprit, le charisme  est personnalisé ET diversifié.

Comment distinguer un « charisme » de tous les autres « talents » reçus et cultivés à longueur de vie et qui ne sont pas ipso facto des manifestations de l’Esprit Saint ? Paul nous donne un critère bien clair en 1 Co 12,7 : « A chacun est donné la manifestation de l’Esprit en vue du bien de tous ». Paul décrit  ce critère en parlant du Corps du Christ (1Co 12,22-23).  La diversité des charismes engendre le partage : 1 Co 12,24-25 : les membres ont un commun souci les uns des autres.

Cette solidarité avec d’autres, dans la Famille salésienne, est absolument indispensable parce que l’appel à la sainteté, c’est souvent quelqu’un d’autre qui doit me le transmettre, sachant que ce chemin de sainteté, il ne peut le vivre à ma place. Je n’entends l’appel à la sainteté, que si d’autres éveillent ma foi, ma confiance.  L’appel reçut au plus intime de moi-même est confirmé par la confiance, le crédit que me fait l’autre, les autres, celles et ceux de la Famille salésienne. Jésus disait : « Pour eux, je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient eux aussi, sanctifiés par la vérité » (Jean 17,19)

Pour prolonger la réflexion

-          Suis-je bien conscient que répondre à l’appel à la sainteté n’est pas une affaire purement individuelle, mais  qu’elle est orientée « en vue du bien de tous », de toute notre Famille salésienne ?
-          Suis-je attentif à ce que les autres membres de la famille salésienne vivent et partagent avec moi ? Que c’est par eux que l’appel à la sainteté me parvient ?
-          Comment les appels des autres confirment-ils l’appel intérieur que la Parole de Dieu éveille en moi ?

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