mercredi 7 mai 2014

Farnières : Les coopérateurs accueillent Maman Marguerite pour leur retraite



Le château de Farnières

Le conseil provincial des salésiens coopérateurs de Belgique Sud a invité les  coopérateurs du nord de la France  à participer une magnifique retraite consacrée à Maman Marguerite, mère de Don Bosco. Animée par le Père Morand  WIRTH, SDB.
Farnières, au cœur des Ardennes belges, est le centre spirituel des Salesiens de Belgique sud. Lors de l’accueil du Vendredi, c’est le bonheur de renouer les contacts,  d’être ensemble lors du repas.  Pour la soirée, Pierre Robert,  coordinateur provincial,  prononce le  mot d’accueil, Franz Defaut nous présente   le montage vidéo « Maman Marguerite »  et  sœur Bénédicte Pitti,  provinciale, intervient pour le mot du soir.
Samedi matin, -les enfants ayant été confiés à deux jeunes du groupe Ephata Don Bosco- la première intervention du Père   Morand Wirth  présente :
La vie de Marguerite Occhiena
Maman Marguerite
Née en 1788, à Capriglio, à quelques kilomètres des Becchi:   « Caractère franc et décidé, elle refuse le bal, « sème » les garçons trop entreprenants, écarte les importuns, résiste aux soldats autrichiens ». Comme il n’y a pas d’école pour les filles, elle restera illettrée.
Le 6 juin 1812, à la mairie puis à l’église de  Capriglio, elle épouse François Bosco, métayer veuf âgé de  27 ans, ayant à sa charge sa mère Marguerite et père d’un garçon  de 3 ans Antonio. Ce sont  cinq années de bonheur, avec les naissances de Joseph (1813) et Jean (1815), jusqu’à la mort de François, suite à une broncho –pneumonie (1817).
En 1818, les souvenirs autobiographiques de DB racontent la sècheresse suivie de la famine et les mesures  drastiques prises par Maman Marguerite.
Avec ses  3 enfants, elle  refuse le remariage et les fait participer  aux travaux de la ferme,  les forme à la prière, et, femme d’une grande foi, leur enseigne le sens de la présence de Dieu « Dieu te voit ». Sa catéchèse se passe par questions et réponses : « au milieu des occupations, elle faisait répéter ce qu’elle avait appris par cœur ».
Elle a de grosses difficultés de relation avec son fils adoptif Antoine : il s’opposera violemment  aux études de Jean, en particulier pour  le latin.   Jean doit  quitter à  12 ans sa famille  pour être  garçon de ferme  pendant deux ans chez les Moglia.
L’intervention du père WIRTH se poursuit  par un échange en  groupe de  deux  sur les qualités de maman Marguerite
Complicité avec Don Bosco au Valdocco
Complicité et accompagnement : Jean, jeune prêtre entouré de jeunes, propose à sa maman de venir avec lui au Valdocco : une zone dangereuse de Turin. Fin 1846, des centaines de jeunes accourent le dimanche et les soirs de la semaine (cours).
En mai 1847, installation avec elle du premier jeune - ils seront 90  à sa mort- et premier « mot du soir » de Don Bosco.
Désormais Don Bosco  et sa mère : un seul cœur et une seule âme au service d’une grande famille.
« Respect, obéissance, vénération de Don Bosco et des jeunes pour elle ».
Elle est complice avec son fils directeur, qu’elle seconde et remplace « dans un esprit de famille » ; sa présence auprès des enfants est constante, vigilante mais pas pesante.
Le père Morand nous a bien montré qu’elle est cuisinière, couturière, jardinière «maman des enfants ». Elle recueille vingt jeunes lors du choléra.
Complice dans la prière : « je prie pour les jeunes et les bienfaiteurs ».
Cette présentation continue par  des échanges,  en petits groupes.
Trois prêtres nous sont proposés,  disponibles pour le sacrement de la réconciliation. Moment  d’intimité avec le Seigneur, un temps de prière dans le style de Taizé, où le Saint-Sacrement passe de mains en mains.
En soirée, Ginette et Francis ont animé pour tous le jeu de l’oie salésien vivement apprécié.

La spiritualité de Maman Marguerite
Dimanche matin, l’intervention du Père Morand porte sur le profil spirituel de Maman Marguerite.
Les coops de France à Farnières
Les vertus théologales : Dieu, à la première place : Aux Becchi, son hospitalité est sans discrimination. Le témoignage le plus fort : le partage de la mission de son fils.
Les vertus cardinales :
Prudente, elle sait distribuer reproches et encouragements  à  l’Oratoire.
Elle est juste avec ses enfants : division de ses biens avec Antoine et Joseph  pour permettre la vocation de Jean.
Forte : dès le rêve des neuf ans, elle devient le soutien tenace de la vocation de son fils au plan matériel, scolaire et spirituel.
Pauvre, elle conserve  au Valdocco son habit de paysanne.
Humble devant son fils prêtre- directeur, mais tenant sa place en harmonie avec lui.
Elle a ses prières et ses proverbes comme, pour l’amitié : « Un seul ennemi, c’est déjà trop »
Très pieuse, elle est « vénérable » et la famille salésienne postule pour sa béatification : une prière en l’honneur de  Maman Marguerite est lue par Morand.

Le Chaudron
Franz, salésien coopérateur belge chargé de la communication, met toute notre retraite dans le « chaudron » tout au long du WE. Ainsi nous avons vu  le « foyer «  se construire et, lors de la messe du dimanche, les enfants viennent y ajouter les flammes de l’amour et de la joie.
Durant cette  messe, concélébrée par les Salésiens  présents  les pères Pascal HARMEL, Morand WIRTH, Pierre  - nous sommes convié(e)s au renouvellement de notre promesse de salésiens coopérateurs.
Pour finir notre rencontre, nous recevons du Père Pascal et de  Sr M-Louise, un insigne de Don Bosco nous conviant à l’amour des âmes et écoutons sa forte exhortation.
Enfin Pierre Robert, coordinateur provincial de Belgique sud, clôture en  nous invitant  comme Don Bosco : « Eduquez la jeunesse ».  Personne ne nous demande d’égaler Maman Marguerite, mais simplement de ne laisser, dans notre entourage, aucun  jeune sans un sourire ou un encouragement. Pierre remercie le Père Morand : « je vous ai regardés tomber sous son charme ».
Michel Gamelin & marie-Josée Kandel

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