samedi 20 juin 2026

 


Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Suite chapitre 16, page 207

« Les Coopérateurs Salésiens »

Le règlement de 1876,  suite

Enfin, cette Union est organisée. Son supérieur est le supérieur des salésiens, mais « dans toutes les choses qui ont trait à la religion », elle est en dépendance « absolue » de la hiérarchie. Ce dernier point mérite d’être relevé, car il ne figurait pas dans les premiers projets de l’association. Au plan local, le responable des coopérateurs  est le directeur salésien et, s’il n ‘y a pas de maison salésienne, un coopérateur nommé « décurion ». Deux réunions annuelles sont prévues dans leur programme.

Du projet primitif d’une congrégation formée de membres internes et externes, il semble que l’on puisse découvrir une résurgence dans un beau passage du chapitre sixième: « Les membres de la congrégation salésienne considèrent tous les coopérateurs comme  autant de frères en Jésus-Christ et ils s’adresseront à eux chaque fois que leur aide peut contribuer à la plus grande gloire de Dieu et au bien des âmes. Avec la même liberté, les coopérateurs se tourneront, le cas échéant, vers les membres de la congrégation salésienne ». Faute de pouvoir des dire confrères, ils seront les uns pour les autres, religieux de profession et coopérateurs hors communautés, des frères.

 

Succès de l’entreprise

Immédiatement après l’approbation, Don Bosco se met au travail. Il parle, il voyage, il recrute… Il s’était donné deux ans pour mettre son association sur les rails. Les délais seront respectés.

La méthode est variable, mais les résultats sont éloquents. Souvent, quand il sait qu’il n’y aura pas de résistance, il envoie tout bonnement au futur coopérateur le règlement ainsi que le diplôme d’inscription. Pour les haus personnages, il y ajoute une lettre personnelle. Il tient d’ailleurs à avoir de grands et beaux noms, afin de donner de l’éclat à ses listes. A commencer par le pape. Pie IX, tout acquis à ses idées, lui déclarait : « Je veux être non seulement coopérateur, mais le premier des coopérateurs ». Avec bonhomie, il fit la même proposition à l’austère Léon XIII, qui lui dit vouloir être non seulement coopérateur, mais « opérateur ».

Au cours de ses voyages et déplacements en Italie, en France, en Espagne, il accroît considérablement le nombre des associés. A Rome, il conquiert à sa cause nombre de grandes familles et de prélats. Gênes et la Ligurie lui fournissent de gros contingents. En France, Nice devient un centre important, à cause notamment du caractère cosmopolite de cette ville. A Marseille, les coopérateurs sont si fervents que Don Bosco a l’impression de se trouver chez eux en famille.

Dans la foule des coopérateurs, quelques figures se détachent avec plus de relief. Il faut citer le nom de la grande dame de Barcelone, qui sera peut-être canonisée un jour : Dorotea Chopitea, véritable « mère des œuvres salésiennes en Espagne ». En France, se distinguaient surtout Clra Louvet d’Aire-sur-la-Lys et le comte Louis-Fleury Colle de Toulon. … On pourrait encore citer pêle-mêle l’historien italien Cesare Cantù, l’Allemand Mehler, le Hongrois Lonkay, le Juif niçois Lattes…, le comte de Chambord…

 

À suivre…

dimanche 14 juin 2026

 

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Suite chapitre 16, page 206

« Les Coopérateurs Salésiens »

Le règlement de 1876 

Avant de voir l’extension que Don Bosco sut donner sans tarder à la nouvelle association, il convient de s’arrêter sur l’un des instruments de ce succès : le règlement de 1876.

Il se décompose en huit courts chapitres qui ont pour titres : 1° Union chrétienne pour faire le bien ; 2° La congrégation salésienne comme lien d’unité ; 3° But des coopérateurs salésiens ; 4° Manière de coopérer ; 5° Constitution et gouvernement de l’association ; 6° Obligations particulières ; 7° Avantages ; 8° Pratiques religieuses.

Le groupement des coopérateurs s’appuie sur la société salésienne qui lui confère l’unité indispensable. Son but est de lutter contre le mal, spécialement en aidant les salésiens dans leurs entreprises. Don Bosco s’exprime en termes de combat. Il cite l’exemple des premiers chrétiens qui, grâce à leur union fraternelle, arrivaient à vaincre «  les assauts incessants dont ils étaient menacés. » Il faut « repousser » les maux qui mettent la jeunesse en danger et compromettent par le fait même l’avenir de la société. Une mention particulière est faite des missions, où les besoins de toutes sortes sont si pressants. Cette orientation apostolique et sociale n’empêche pas que le but plus fondamental des coopérateurs soit « leur propre bien spirituel, qu’ils se proposent d’atteindre par une manière de vivre qui ressemble le plus possible à celle qui a cours en communauté ». A la fin du chapitre troisième, on perçoit l’écho de l’article premier des constitutions salésiennes : « perfection chrétienne » et «  exercice de la charité envers le prochain et spécialement envers la jeunesse en danger ».

Les coopérateurs demandent donc aux salésiens une spiritualité. Ils en vivent dans le milieu auquel la Providence les a destinés. Tout en s’adonnant à « leurs occupations ordinaires, au sein de leur famille », c’est c »comme si, en fait, ils vivaient en congrégation ». Le chapitre général de 1877 dira que les coopérateurs « maintiennent au milieu du monde l’esprit de la congrégation  de saint François de Sales. Pour guider et nourrir leur vie spirituelle, Don Bosco leur donne quelques directives sur la simplicité de vie, l’honnêteté des conversations, le devoir d’état et leur commande de retraite annuelle, « l’exercice de la bonne mort » chaque mois, enfin la fréquentation des sacrements.

Les activités du coopérateur sont analogues à celles du religieux salésien : catéchisme, retraites, recherche et soutien des vocations sacerdotales, diffusion de la « bonne presse », actions en faveur des jeunes, puis prières et aumône, terme que Don Bosco employait dans un sens large. Il fait ainsi de l’action salésienne. Cette action est dite à juste titre coopération, parce que religieux et non religieux travaillent à la « même moisson », avec les mêmes méthodes et sous un même supérieur. Tout de suite, il se trouvera des gens pour rétrécir la coopération à l’aide pécuniaire aux salésiens. Quoiqu’il fut loin de mépriser celle-ci, Don Bosco s’éleva contre une telle exégèse : « Il faut bien comprendre le but de la Pieuse union, déclarait-il à Toulon en 1882. Les coopérateurs ne doivent pas seulement recueillir des aumônes  pour nos pensionnats, mais aussi s’employer par tous les moyens possibles à coopérer au salut de leurs frères et en particulier de la jeunesse.

À suivre…

 

 

... À suivre  (dans le n°7 : « Le règlement de 1976 » ; 2ème partie)

 

samedi 6 juin 2026

 


Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Suite chapitre 16, page 203

« Les Coopérateurs Salésiens »

Une manière de tiers ordre 

Un Don Bosco ne se décourage pas. Bien que son plan ait été rayé des constitutions, il restait décidé à le mettre en œuvre, quitte à lui faire subir une métamorphose. Il envisagea donc de créer une association séparée, mais non coupée des salésiens, autrement dit une sorte de tiers ordre salésien.

Avant de trouver, en 1876, la formule définitive, il mit en chantier plusieurs ébauches successives.

A peine revenu de Rome après l’approbation de ses constitutions religieuses (1874), il esquissait une Union de Saint François de Sales. On dit que les membres du chapitre supérieur et les directeurs interrogés à ce propos montrèrent peu d’enthousiasme. Ils craignaient d’avoir affaire à une de ces confréries ou associations et dévots comme il en existait déjà tellement… Pour les détromper, Don Bosco leur fit voir le programme qu’il avait élaboré sous le titre : Associés à la congrégation de saint François de Sales. Le but de cette « association salésienne » avait de quoi les rassurer : « unir les bons catholiques en une seule pensée et en un seul travail afin de promouvoir leur salut personnel et le salut d’autre selon les Règles de la Société de saint François de Sales. »

Sur  les conseils de quelques salésiens, qui trouvaient le projet trop compliqué, Don Bosco le reprenait, le simplifiait en lui donnant le titre plus général d’Union chrétienne. On y proposait « aux personnes qui vivent dans le siècle un genre de vie qui se rapproche dans une certaine mesure de celui qu’on mène de fait dans une congrégation religieuse », et il étiat précisé qu’il s’agissait d’ « une sorte de tiers ordre à la manière antique, avec cette différence que les tiers ordres du passé proposaient la perfection chrétienne par l’exercice de la piété, alors que celui-ci a pour fin principale la vie active spécialement en faveur de la jeunesse en danger ».

Ce règlement fut retouché une nouvelle fois et intitulé Association de bonnes œuvres.

Ce n’est qu’en 1876 que Don Bosco trouva sa formulation définitive : Coopérateurs salésiens ou moyen pratique de se rendre utile à la société en favorisant les bonnes mœurs. Sans tarder, il fit imprimer le nouveau règlement et se mit en devoir d’attirer sur lui les reconnaissances officielles. Le 9 mai 1876, il obtenait un bref de Pie IX qui équivalait à un approbation par l’Eglise, de « L’Union des coopérateurs salésiens ». Il est à noter qu’au cours d’une audience, le pape lui avait suggéré d’y inclure les femmes, sans constituer un tiers ordre à part, rattaché aux Filles de Marie-Auxiliatrice, comme il en avait eu un moment l’intention.

Avec la sanction pontificale de 1976, c’était un vieux projet de Don Bosco qui se réalisait, quoique sous une forme qu’il aurait aimée différente.

 

 


samedi 30 mai 2026






Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Suite chapitre 16, page 200

« Les Coopérateurs Salésiens »

L’intégration envisagée et repoussée

Les années passaient. Don Bosco menait son apostolat, aidé de collaborateurs dévoués, ecclésiastiques et laïcs. L’idée d’une association faisait son chemin dans son esprit.

Depuis 1859, il avait réussi à jeter les bases d’une congrégation religieuse dont les membres, clerc ou laïcs, menaient vie commune et se liaient par des vœux. Mais qu’allaient devenir les collaborateurs de toujours, ceux qui lui avaient permis de faire ce qu’il avait fait? Pour les dédommager en quelque sorte de la peine qu’ils s’étaient donnée, il projeta, en dépit de leur situation spéciale, de les faire entrer dans sa congrégation religieuse. De fait, les constitutions soumises à Rome en 1864 contenaient un chapitre, le seizième, consacré aux « membres externes ». Les deux premiers articles disaient :

« 1° Toute personne, même vivant dans le siècle, dans sa maison, au sein de sa famille, peut appartenir à notre Société.

2° Elle ne fait aucun vœu, mais tâche de mettre en pratique tout ce qui, dans le règlement, est compatible avec son âge, son état et sa condition, comme de faire ou de promouvoir des catéchismes pour les enfants pauvres, de promouvoir la diffusion de bons livres, de favoriser l’organisation de triduums, de neuvaines, de retraites ou d’autres œuvres de charité qui visent plus spécialement le bien spirituel de la jeunesse ou du petit peuple . »

L’article 5 est étonnant. Il stipule que « tout membre qui, pour un motif valable, sortait de la Société, est considéré comme membre externe ».

Que va penser Rome de tout cela? Dans sa relation du 6 avril 1864, le consulteur de la Congrégation des Evêques et Réguliers écrivait à ce propos : « Je pense qu’il serait bon de supprimer tous les articles de ce numéro seize, comme ceux qui présentent une nouveauté du fait de l’affiliation de l’Institut de personnes étrangères : ce serait un véritable danger en raison des temps qui courent et des lieux peu sûrs ». Les remarques du pro-secrétaire Svegliati abondaient dans le même sens : « On ne peut admettre que des personnes étrangères au pieux Institut y soient inscrites par mode d’affiliation. »

Don Bosco se défendit. Il tenait à sauver « son » chapitre qu’il consentit cependant à mettre en appendice. Il opéra quelques changements (dont l’abolition de l’article 5) et soumit encoure une fois le tout aux autorités romaines. Finalement, pour obtenir l’approbation définitive de ses constitutions en 1874, il dut se résigner à supprimer les articles litigieux.

Ainsi échoua le projet initial de Don Bosco. Il y a cent ans, les esprits n’étaient pas disposés à accepter ce qui pouvait apparaître comme un mélange indu de régulier et de séculier, tandis qu’aujourd’hui l’Eglise encourage les « Instituts Séculiers », dans la ligne souhaitée par Don Bosco à son époque.                           

samedi 23 mai 2026

 

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Suite chapitre 16, page 200

« Les Coopérateurs Salésiens »

… A côté des prêtres, il y eut très tôt des laïcs. Ceux-ci provenaient des milieux sociaux les plus divers. Beaucoup étaient de famille aisée, voire aristocratique, tels le comte Cays di Gillatta (qui deviendra salésien et prêtre à un âge avancé), le marquis Fassati, le comte  Carolli di Vignale, le comte Scarampi di Pruney… Parmi les auxiliaires de rang plus modeste, Don >Bosco aimait à rappeler la figure d’un quincaillier, Guiseppe Gagliardi, qui consacrait aux jeunes de l’Oratoire ses temps libres et ses économies. Don Bosco pouvait citer des listes entières de noms célèbres ou obscurs . Il en conservait fidèlement le souvenir.

Les emploi de ces laïcs étaient variés et conformes aux aptitudes de chacun. Notons cependant en bonne place que Don Bosco faisait volontiers appel à leurs services pour «  faire le
catéchisme », le dimanche et même en semaine durant le carême. Il en était qui lui prêtaient main-forte dans les cours du soir. Ils aidaient aussi le directeur à « assister » les garçons pendant les offices et en récréation, organisaient pour eux des jeux ou des promenades, veillaient à leurs
besoins matériels, leur payaient parfois un bon goûter… Certains se chargeaient spécialement de leur trouver du travail, et quand ils étaient placés, de leur rendre visite afin de les maintenir en contact avec l’Oratoire.

Mais il n’y avait pas que des hommes. Autour de mamma Margherita, la mère de Don Bosco, s’affairaient des femmes, souvent elle aussi de la meilleure société, qui prenaient soin du linge et des vêtements de la maison. Il y en avait bien besoin, disait Don Bosco, car  parmi ces « pauvres enfants », certains « ne pouvaient jamais changer le lambeau de chemise qu’ils avaient sur le dos ou étaient tellement sales qu’aucun patron ne consentait à les accueillir dans son atelier ». Parmi les « coopératrices » qui se distinguèrent dans cette tâche modeste et souvent rebutante, on citait au premier rang, avec la marquise Fassati, la mère du futur archevêque Gastaldi. Celle-ci faisait laver le linge et le distribuait chaque samedi. Le dimanche,, elle passait elle-même en revue les lits des pensionnaires, puis, « comme un général d’armée », elle rassemblait ses troupes et
inspectait minutieusement la tenue et la propreté de chacun.

Beaucoup de ces auxiliaires bénévoles, tant ecclésiastiques que laïques, y allaient aussi de leur bourse. Tel prêtre donnait pour les gosses de Don Bosco tout l’argent qu’il recevait de ses parents riches. Un banquier versait une pension régulière. Les économies d’un artisan étaient mises au service de plus pauvres que lui. L’abbé Borel, qui était caissier de l’Oratoire à ses débuts, était bien placé pour apprécier  toutes  ces générosités.

L’expérience quotidienne du dévouement de ces hommes et de ces femmes va faire jaillir dans l’esprit de Don Bosco des idées nouvelles.

…. À suivre

 

samedi 16 mai 2026


 

L'histoire des salésiens coopérateurs, la série des 150 ans continue avec une rétrospective qui remonte aux intentions initiales de Don Bosco, avec des extraits d'ouvrages anciens du réseau.

Bonne lecture!

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969

page 199

« Les Coopérateurs Salésiens »

Déconvenue de Don Bosco

On attendait le « salésien dans le monde », ce fut le « coopérateur salésien » qui arriva… Voilà qui pourrait servir à illustrer la déconvenue de Don Bosco dans un projet qui lui tenait à cœur. C’est un fait qu’en voulant créer des salésiens, appartenant de plein droit à sa congrégation, mais qui ne soient ni liés par des vœux ni astreints à la vie commune, Don Bosco a connu, disons un demi-échec. L’habileté manœuvrière de l’Italien et la ténacité du Piémontais ont dû s’incliner
devant la fermeté manifestée par ceux qui estimaient que son plan était inacceptable. Le projet était peut-être en effet irréalisable, du moins à cette époque.

L’union des coopérateurs salésiens naquit officiellement en 1876, peu de temps après
l’approbation définitive de la Société salésienne et à un moment où l’Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice était déjà en bonne voie. Mais elle était le point d’aboutissement d’une longue
histoire qui a commencé aux premiers temps de l’Oratoire.

 

Les premiers aides non religieux

Avant que sa congrégation prit forme, entre 1841 et 1859, Don bosco ne veillait pas seul sur ses centaines de garçons. Comment l’aurait-il pu? Pour le seconder, il trouva des auxiliaires
bénévoles, désireux de consacrer une partie de leur temps au service de la jeunesse pauvre.

Les premiers d’entre eux furent naturellement des prêtres. Leur tâche consistait surtout à
prêcher, à confesser, à catéchiser. Certains se passionnèrent pour cet apostolat, tels Guiseppe
Cafasso, Pietro Merla, Francesco Marengo, Luigi Nasi, Lorenzo Gastaldi (futur archevêque de Turin), Ignazio et Giuseppe Vola, Ciacinto Carpano, Michelangelo Chiatellino, Giovanni Battista Borel… Ce dernier a droit à une mention particulière. Conseiller et ami de la première heure, l’abbé Borel resta longtemps un des collaborateurs les plus fidèles de Don Bosco. Lors de la
maladie qui faillit l’emporter en 1846, c’est à  lui qu’il confia la garde de son Oratoire. Très estimé du saint, qui disait retirer de se sentretiens « des leçons de zèle sacerdotal, de précieux conseils, des encouragements au bien », Borel avait en outre le don de charmer ses jeunes auditeurs par un verve typiquement piémontaise.

 

…. À suivre