mardi 4 août 2026

 


Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Chapitre 29, page 387

« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »

 L’organisation du mouvement  (suite, de 1920 à 1952)

… Le supériorat du P. Rinaldi, quant à lui, passe pour avoir été un âge d’or des coopérateurs. Familiarisé depuis longtemps avec le problème et connaissant bien la pensée de Don Bosco, le nouveau recteur majeur leur manifestait un grand intérêt. Il pris personnellement contact avec nombre de cadres du mouvement. Le congrès de Turin de 1926 réunit mille cinq cents participants, parmi lesquels un grand nombre de délégations internationales. Une autre statistique de l’époque—probablement discutable du reste—nous apprend qu’en moins de deux ans, on avait réussi à rassembler en diverses rencontres quelques trois cents directeurs diocésains et plus de quatre mille cinq cents « décurion ». Insatiable, le P. Rinaldi s’employait à multiplier le nombre d’associés. Il n’hésitait pas à écrire à un provincial d’Amérique : « JE suis content que vous travailliez à donner vie à la coopération salésienne. C’est la troisième œuvre de Don Bosco et nous devons la faire prospérer partout. Don Bosco disait que coopérateur est synonyme de bon chrétien. Il faut donc que tous les bons chrétiens du monde deviennent coopérateurs. » Aux anciens élèves eux-mêmes, il donnait pour consigne au début de 1927 de « diffuser l’idée de la coopération salésienne ». Le Bulletin salésien faisait, à sa demande une active campagne dans ce sens.

Durant les premières années du P. Ricaldone, l’association continua sur sa lancée, mais bientôt le recteur majeur ne put en arrêter la décadence provisoire. Les temps étaient troublés, et d’autres soucis harcelaient l’entreprenant supérieur.

Après les années de dislocation générale (1939-1945), le sursaut vint en 1947, hâté par le premier chapitre général d’après-guerre. A cette occasion, le P. Ricaldone obtint au chapitre supérieur un conseiller supplémentaire chargé de la direction générale de l’Union. En 1950, il reprenait un projet de Don Rua en demandant à chaque provincial de créer un poste de « délégué  inspectorial aux coopérateurs » et des « délégués locaux » dans chaque maison. En 1950, il nommait également un nouveau secrétaire général, le P. Guido Favini, qui s’entendit donner cette simple consigne : « Tu dois faire ce que faisait naguère le P. Trione ». Reçu en audience par Pie XII le 23 juin 1951, le P. Favini provoqua l’intérêt du pape pour le « tiers ordre salésien » et s’attela aussitôt à la préparation d’un congrès qui devait marquer la reprise de l’association. On s’apprêtait au surplus à fêter le soixante-quatorzième anniversaire de sa création. Le congrès de Rome du 11 au 13 septembre 1952, honoré par un discours (résumé ci-dessus) du pape à Castelgandolfo, fut un succès. Mais, à cette date, le P. Ricardone était mort depuis plusieurs mois.

Son successeur, le P. Ziggiotti, reprenait le flambeau avec le souci d’harmoniser l’idéal de Don Bosco et les directives du Saint-Siège. Une manière d’institut séculier de coopératrices, dites oblates, puis volontaires de Don Bosco, se développait alors dans la ligne du groupe des zélatrices encouragé en son temps, comme nous l’avons vu, par le P. Filippo Rinaldi. Il prenait forme en Italie, en France et en Espagne.

 

 


 

retrouvez l'article dans la série sur les coopérateurs  : https://www.don-bosco.net/actualites/150-ans-des-salesiens-cooperateurs-4-etre-membre-du-groupe-de-wittenheim-est-source-de-joie-temoigne-jean-paul/

lundi 27 juillet 2026

 

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Chapitre 29, page 386

« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »

 

L’organisation du mouvement  (suite)

… Dès 1893, Don Rua avait voulu réunir à Valsalice, sur la tombe de Don Bosco, la première assemblée des cadres du mouvement. Début prometteur, puisque des représentants de vint-six diocèes d’Italie avaient répondu à son appel. Rencontre fructueuse aussi, puisque de ce « chapitre général des directeurs diocésains de la Pieuse union », comme l’appelait curieusement le compte rendu officiel,  devait jaillir l’idée du premier grand congrès international de Bologne. A partir de là, l’organisation progressa d’un bon pas et au rassemblement de Turin en 1898, c’étaient déjà quarante diocèse s qui étaient représentés.

Mais peut-être faut-il penser qu’un des premiers soucis du P. Rua était de convaincre ses propres troupes de leurs responsabilité à l’égard du « tiers ordre ». Certains de ses interventions le font croire. C’est ainsi qu’au chapitre général de 1895, une commission spéciale se mit, sur sa demande, en devoir d’étudier les relation des coopérateurs avec les maisons salésiennes ainsi que les relations de celles-ci avec Turin à propos de cette question. Aux chapitres de 1901 et de 1904, lui-même proposa de nommer dans chaque province un « correspondant inspectorial » pour s’occuper du mouvement, et semblablement dans chaque maison, un « chargé des coopérateurs ». Les onze articles qui figurent à la fin des Règlements de la Société salésienne sous le titre significatif de Règles pour les salésiens à propos de la Pieuse union des coopérateurs proviennent quant au fond, sinon quant à la forme, des délibérations d’alors. On trouve  là-dedans une autre innovation de ce rectorat : la création d’un Bureau Central des coopérateurs, composé d’un président, qui est le préfet général de la Société, de trois conseillers (le rédacteur en chef du Bulletin Salésien, le propagandiste et le chef de la correspondance) et d’un ou de plusieurs secrétaires. Don Rua sut enfin trouver l’homme qu’il fallait pour réaliser ses plans. En chargeant le P. Stefano Trione de la « propagande » et en le nommant premier secrétaire général de l’Union, c’était près d’un demi-siècle de « coopération » active qui s’ouvrait.

Des difficultés, il y en eut tout de même. Après le P. Rua, le rectorat du P. Albera coïncide avec une époque de bouleversements peu favorables à ce genre d’organisation. Les rassemblements prévus en 1915 pour le centenaire de la naissance de Don Bosco ne purent avoir lieu, car l’Europe était en flammes. En revanche, d’importantes assises se tinrent en Amérique du Sud, dont un congrès international à Sao Paulo en 1915. Il faut noter par ailleurs que les anciens élèves furent encouragés à faire partie de l’Union. Le congrès des coopérateurs et des anciens élèves réuni à Turin en 1920 pour l’inauguration du monument à Don Bosco, fera cette constatation réconfortante, qu’entre gens provenant de pays hier encore ennemis, l’esprit salésien avait créé une authentique amitié fraternelle. Ce congrès, c’était aussi une preuve de vitalité après plusieurs années de tourmente en Europe.

 

dimanche 19 juillet 2026

2ème article Don Bosco Aujourd'hui : Danièle Vial

https://www.don-bosco.net/actualites/150-ans-des-salesiens-cooperateurs-1-on-croit-au-projet-salesien-temoigne-daniele-a-lyon/ 




samedi 18 juillet 2026

 


Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Chapitre 29, page 384

« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »

 L’orientation du mouvement  (suite)

Le p. Ziggiotti, pour sa part, demanda aux coopérateurs de prendre au sérieux leurs responsabilités de laïcs dans l’Eglise. Le ton avait été conné par lPie XII lui-même en septembre 1952. S’adressant aux coopérateurs réunis à Rome, en un discours que l’on considéra comme la magna charta de l’association, le pape avait rappelé que si celle-ci est  « greffée sur le cep prolifique  d e la famille religieuse de saint Jean Bosco », sa fin immédiate était d’être  à la disposition de la hiérarchie. A ce titre, l’Eglise attendait beaucoup de ce mouvement providentiel du laïcat catholique. 

L’orientation à la fois apostolique et  ecclésiale apparaissait dès lors de plus  en plus explicite. Dans un important document de 1935, le P. ZIggiotti affirmait que « la mission propre des coopérateurs est l’apostolat selon l’esprit salésien » et rappelait la définition qu’avait donnée Pie XI de leur mouvement : « première ébauche remarquable d’Action catholique ». Appelé à « participer  à plein à l’apostolat des laïcs », les coopérateurs étaient invités par leur supérieur, à l’aube du concile Vatican II, à « vivre l’Eglise ».

 

L’organisation du mouvement

Pour remplir son rôle, l’Union des coopérateurs a besoin également, comme tout mouvement, d’organisation et de structures. Nécessité d’autant plus gande que le chiffre des adhérents n’a cessé de monter, au rythe de l’expansion salésienne elle-même.

Concrètement, il s’agissait de faire parvenir à la « base » les orientations des responsables; de provoquer des rencontres pour  permettre aux membres de mener des actions communes, comme le veut le règlement ; de veiller à la mise en place des responsables locaux chargés de faire le lien avec le centre. Ici encore, les recteurs majeurs ont souvent payé d’exemple.

Dès le début du rectorat,  Don Rua prit des mesures pratiques pour assurer un bon fonctionnement de l’Union. Son Manuel précisait et complétait sur nombre de points le règlement primitif en ce qui concerne la marche de l’association. S’inspirant d’ailleurs de certaines dispositions prise du vivant de Don Bosco, il introduisait de nouveaux rouages dans la machine ou perfectionnait des fonctions existantes : le directeur diocésain, centre de l’action salésienne dans son diocèse; le condirettore, chef des « décurions » dans les villes ou localités importantes ; le « zélateur » et la « zélatrice », coopérateurs actifs qui s’efforcent d’implanter le mouvement dans leur région ; les comités et les sous-comités chargés d’aider le directeur diocésain…. On n’oubliait pas  non plus de donner des normes précises pour la tenue des conférences.

 

dimanche 12 juillet 2026

 

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Chapitre 29, page 382

« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »

 L’orientation du mouvement

 … Devant la bienfaisance si généreusement répandue par les coopérateurs sur les institutions salésiennes, les bénéficiaires se sont confondus en remerciements. C’est avec la conscience de faire face à une dette insolvable que  le P. Rua écrivait ces mots où la rhétorique du temps le dispute à la sincérité du sentiment : « Je dois vous remercier et je  vous remercie  vivement vous tous, mes chers coopérateurs et coopératrices, qui avez si bien correspondu à la confiance que je mettais dans la bonté  et la piété de votre  cœur, vous qui avez été pour les pauvres salésiens les anges de la divine Providence ». Le même homme, peu enclin pourtant aux effusions, déclarait un jour:  « L’affection exubérante que je nourris pour tous les bienfaiteurs de nos œuvre réveille chaque jour dans mon esprit le devoir de la reconnaissance ».

Pendant le rectorat de Don Rua, et à son instigation, parut à Turin en 1893 un Manuel théorique et pratique, plusieurs fois réédité et amélioré, destiné à fournir aux responsables locaux du mouvement un « guide sur la manière de coopérer aux œuvres salésiennes ». Or, la seconde partie du livret, tout entière consacrée aux « œuvres de zèle », sans négliger l’aumône, insistait sur les œuvres qui réclamaient un engagement plus personnel : enseignement du catéchisme, (« tout coopérateur devrait être un catéchiste »); recherche et soutien des vocations ecclésiastiques… aide à apporter à la jeunesse abandonnée…

Reste que la balance ne penche pas spontanément de ce côté-là… Périodiquement, une réaction s’impose. On voit s’en dessiner une au temps du P. Albera, menée avec vigueur par  son bras droit, le P. Rinaldi. Une série d’articles paraissaient à partir de février 1915 dans le Bulletin salésien, qui visaient à redresser certaines erreurs concernant le but de l’Union. Ccar, disait l’article d’introduction, force était de reconnaître  « franchement » que beaucoup n’en savaient rien. On rappelait les vérités anciennes : « Les coopérateurs salésiens ne sont pas seulement le soutien naturel des œuvres  salésiennes ». Le P. Rinaldi remit alors en vigueur—si elle avait jamais eu vraiment cours—la pratique des récollections mensuelles et insista sur l’action personnelle du coopérateur dans son milieu.

Devenu plus tard recteur majeur, à une époque où les missions étaient à l’ordre du jour dans l’Eglise, il mit  l’accent sur la coopération missionnaire, en harmonie avec les directives de Pie XI. A l’occasion de la célébration du cinquantenaire des missions salésiennes (1925), les coopérateurs organisèrent des congrès et des réunions de toutes dimensions pour exalter et soutenir l’apostolat dans les missions.

 

 


"Don Bosco Aujourd'hui" présente une série d'articles sur les coopérateurs pour les 150 ans de notre création ! En voici la première pépite :




samedi 4 juillet 2026

 

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Chapitre 29, page 381

 

« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »

L’ultime appel

Dans une lettre-testament, écrite à l’intention des coopérateurs salésiens et attribuée à Don Bosco, on lit cet appel : « Puisque vous n’avez cessé de m’aider avec une rare bonté, je vous demande à présent de continuer, après ma mort, à aider mon successeur. Les œuvres que j’ai commencées avec votre concours n’ont plus besoin de moi, mais elles continuent  à avoir besoin de vous, et de tous ceux qui, comme vous, aiment à faire le bien sur cette terre. »

Cette ultime consigne à ses « chers » coopérateurs n’est pas restée lettre morte, estimait Ceria, qui n’en voulait pour preuve que  l’histoire des rectorats qui se sont succédés depuis lors

De fait, le « tiers ordre salésien », que Don Bosco voyait appelé à un grand développement dès 1877, n’a cessé de s’affirmer dans son organisation et son influence, même si au cours des quatre-vingt-dix ans qui on suivi, il a connu des périodes de moindre vitalité.

 

L’âme du mouvement

« Le supérieur de la congrégation salésienne est aussi le supérieur  de cette association », dit le règlement élaboré par Don Bosco. De ce principe général, le chapitre de 1895 présidé par Don Rua donnait l’application suivante, qui reflétait les préoccupations du fondateur lui-même : « LE pouvoir  de conférer et de signer les  diplômes (d’agrégation) est réservé au recteur majeur (…) et chacun doit s’engager à favoriser les relations des coopérateurs avec lui ».

Le rôle de « direction », qui devait être celui du supérieur a été pris  au sérieux par les recteurs majeurs successifs. Très soucieux de leurs responsabilités dans ce domaine, ils ont veillé—souvent de façon très personnelle— à l’orientation et à l’organisation de l’Union des coopérateurs.

Pour atteindre leurs objectifs, il fallait avant tout pouvoir entrer en communication avec le plus grand nombre de ceux-ci. De ce point de vue, le moyen le plus ordinaire et sans doute le plus efficace n’était autre  que le Bulletin salésien, qui n’a cessé de jouer son rôle depuis les origines. Ds le temps de Don Bosco, il était devenu traditionnel que le recteur majeur  y fit paraître chaque  année une lettre de Nouvel An, dans laquelle il exposait aux coopérateurs ses préoccupations et ses projets. Certains supérieurs ont aimé recourir  à des contacts directs. Que  de mains serrées, au cours  de leurs  voyages à travers le monde, par  un P. Rua ou un P. Ziggiotti! De même, les congrès nationaux ou internationaux, les rencontres, les conférences, permettaient de resserrer les liens avec le successeur de  Don Bosco. Les religieux  salésiens eurent leur  part de recommandations à travers les circulaires et les actes des chapitres généraux.

 

dimanche 28 juin 2026

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Suite chapitre 16, page 210

« Les Coopérateurs Salésiens »

… Avec le succès qui s’affirme, on a l’impression que les vues de Don Bosco sur les coopérateurs s’élargissent. Conçue d’abord essentiellement comme « soutien à la congrégation », l’association devient davantage à ses yeux un organisme d’Église. Réclamant de ses membres un engagement personnel. « Les coopérateurs  déclarait-il au chapitre général de 1883, s’il s connaissent bien  leur but, non seulement nous aident, mais font en grande partie le travail qui est celui des salésiens ». Et l’année suivante, au cours d’un entretien avec le P. Lemoyne, il livre le fond de sa pensée en expliquant que  leur but véritable et premier n’est pas d’aider les salésiens, mais d’être au service de l’Église, des évêques, des curés sous la direction des salésiens. »

A la mort de Don Bosco en 1888, un fait s’impose d’évidence : la force apostolique de la modeste congrégation salésienne a été décuplée grâce au soutien « fraternel » de ses coopérateurs. Nombre d’entre eux méritaient d’être considérés de fait, sinon canoniquement, come des salésiens dans le monde ».

 

Chapitre 20, page 267

« Les Salésiens en Europe sous Don Rua »

Rôle des coopérateurs

Très proches des salésiens, les coopérateurs  furent des agents très efficaces de cette expansion.

Souvent, on les trouvait à l’origine des fondations nouvelles, qu’ils soutenaient ensuite par  leur contribution matérielle et personnelle, ainsi que  par l’information qu’ils répandaient sur  le travail des religieux. Au cours de ses voyages, le recteur majeur montrait par son exemple personnel l’importance qu’il attachait à la « coopération » salésienne.

Au mois d’avril 1895 se tint à Bologne un congrès de coopérateurs qui devait avoir  un grand retentissement. Voulu par l’archevêque  du lieu, le cardinal Svampa, grand admirateur de Don Bosco, ce rassemblement d’allure internationale fut organisé par le P. Trione, secrétaire général de l’association. On compta quelques deux  mille participants, dont une bonne trentaine de prélats, évêques  et cardinaux. Don Rua était là en tant que président effectif. La maigreur ascétique du personnage, sa modestie et son affabilité, impressionnèrent la foule. Il y eut d’imposantes cérémonies religieuses, des concerts spirituels, des discours. Pendant trois jours, l’œuvre de Don Bosco, que  soit  dans le domaine de l’éducation, de l’action sociale, des missions ou de la presse, eut droit  à tous les éloges. Ce fut un succès. Et ce succès fut répercuté en de nombreux pays par les représentants  de cinquante-huit journaux italiens et étrangers. Cinq jours après la fin du congrès, dans une lettre pleine d’enthousiasme, Don Rua rappelait aux salésiens une prédiction de Don Bosco concernant l’avenir de la congrégation : « Vers 1895, grand triomphe! ».