Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969) Chapitre 29, page 381
« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »
L’ultime appel
Dans une lettre-testament, écrite à l’intention des coopérateurs salésiens et attribuée à Don Bosco, on lit cet appel : « Puisque vous n’avez cessé de m’aider avec une rare bonté, je vous demande à présent de continuer, après ma mort, à aider mon successeur. Les œuvres que j’ai commencées avec votre concours n’ont plus besoin de moi, mais elles continuent à avoir besoin de vous, et de tous ceux qui, comme vous, aiment à faire le bien sur cette terre. »
Cette ultime consigne à ses « chers » coopérateurs n’est pas restée lettre morte, estimait Ceria, qui n’en voulait pour preuve que l’histoire des rectorats qui se sont succédés depuis lors
De fait, le « tiers ordre salésien », que Don Bosco voyait appelé à un grand développement dès 1877, n’a cessé de s’affirmer dans son organisation et son influence, même si au cours des quatre-vingt-dix ans qui on suivi, il a connu des périodes de moindre vitalité.
L’âme du mouvement
« Le supérieur de la congrégation salésienne est aussi le supérieur de cette association », dit le règlement élaboré par Don Bosco. De ce principe général, le chapitre de 1895 présidé par Don Rua donnait l’application suivante, qui reflétait les préoccupations du fondateur lui-même : « LE pouvoir de conférer et de signer les diplômes (d’agrégation) est réservé au recteur majeur (…) et chacun doit s’engager à favoriser les relations des coopérateurs avec lui ».
Le rôle de « direction », qui devait être celui du supérieur a été pris au sérieux par les recteurs majeurs successifs. Très soucieux de leurs responsabilités dans ce domaine, ils ont veillé—souvent de façon très personnelle— à l’orientation et à l’organisation de l’Union des coopérateurs.
Pour atteindre leurs objectifs, il fallait avant tout pouvoir entrer en communication avec le plus grand nombre de ceux-ci. De ce point de vue, le moyen le plus ordinaire et sans doute le plus efficace n’était autre que le Bulletin salésien, qui n’a cessé de jouer son rôle depuis les origines. Ds le temps de Don Bosco, il était devenu traditionnel que le recteur majeur y fit paraître chaque année une lettre de Nouvel An, dans laquelle il exposait aux coopérateurs ses préoccupations et ses projets. Certains supérieurs ont aimé recourir à des contacts directs. Que de mains serrées, au cours de leurs voyages à travers le monde, par un P. Rua ou un P. Ziggiotti! De même, les congrès nationaux ou internationaux, les rencontres, les conférences, permettaient de resserrer les liens avec le successeur de Don Bosco. Les religieux salésiens eurent leur part de recommandations à travers les circulaires et les actes des chapitres généraux.