samedi 16 mai 2026


 

L'histoire des salésiens coopérateurs, la série des 150 ans continue avec une rétrospective qui remonte aux intentions initiales de Don Bosco, avec des extraits d'ouvrages anciens du réseau.

Bonne lecture!

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969

page 199

« Les Coopérateurs Salésiens »

Déconvenue de Don Bosco

On attendait le « salésien dans le monde », ce fut le « coopérateur salésien » qui arriva… Voilà qui pourrait servir à illustrer la déconvenue de Don Bosco dans un projet qui lui tenait à cœur. C’est un fait qu’en voulant créer des salésiens, appartenant de plein droit à sa congrégation, mais qui ne soient ni liés par des vœux ni astreints à la vie commune, Don Bosco a connu, disons un demi-échec. L’habileté manœuvrière de l’Italien et la ténacité du Piémontais ont dû s’incliner
devant la fermeté manifestée par ceux qui estimaient que son plan était inacceptable. Le projet était peut-être en effet irréalisable, du moins à cette époque.

L’union des coopérateurs salésiens naquit officiellement en 1876, peu de temps après
l’approbation définitive de la Société salésienne et à un moment où l’Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice était déjà en bonne voie. Mais elle était le point d’aboutissement d’une longue
histoire qui a commencé aux premiers temps de l’Oratoire.

 

Les premiers aides non religieux

Avant que sa congrégation prit forme, entre 1841 et 1859, Don bosco ne veillait pas seul sur ses centaines de garçons. Comment l’aurait-il pu? Pour le seconder, il trouva des auxiliaires
bénévoles, désireux de consacrer une partie de leur temps au service de la jeunesse pauvre.

Les premiers d’entre eux furent naturellement des prêtres. Leur tâche consistait surtout à
prêcher, à confesser, à catéchiser. Certains se passionnèrent pour cet apostolat, tels Guiseppe
Cafasso, Pietro Merla, Francesco Marengo, Luigi Nasi, Lorenzo Gastaldi (futur archevêque de Turin), Ignazio et Giuseppe Vola, Ciacinto Carpano, Michelangelo Chiatellino, Giovanni Battista Borel… Ce dernier a droit à une mention particulière. Conseiller et ami de la première heure, l’abbé Borel resta longtemps un des collaborateurs les plus fidèles de Don Bosco. Lors de la
maladie qui faillit l’emporter en 1846, c’est à  lui qu’il confia la garde de son Oratoire. Très estimé du saint, qui disait retirer de se sentretiens « des leçons de zèle sacerdotal, de précieux conseils, des encouragements au bien », Borel avait en outre le don de charmer ses jeunes auditeurs par un verve typiquement piémontaise.

 

…. À suivre

 

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