Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969) Suite chapitre 16, page 200
« Les Coopérateurs Salésiens »
… A côté des prêtres, il y eut très tôt des laïcs. Ceux-ci provenaient des milieux sociaux les plus divers. Beaucoup étaient de famille aisée, voire aristocratique, tels le comte Cays di Gillatta (qui deviendra salésien et prêtre à un âge avancé), le marquis Fassati, le comte Carolli di Vignale, le comte Scarampi di Pruney… Parmi les auxiliaires de rang plus modeste, Don >Bosco aimait à rappeler la figure d’un quincaillier, Guiseppe Gagliardi, qui consacrait aux jeunes de l’Oratoire ses temps libres et ses économies. Don Bosco pouvait citer des listes entières de noms célèbres ou obscurs . Il en conservait fidèlement le souvenir.
Les emploi de ces laïcs étaient variés et conformes aux aptitudes de chacun. Notons cependant en bonne place que Don Bosco faisait volontiers appel à leurs services pour « faire le
catéchisme », le dimanche et même en semaine durant le carême. Il en était qui lui prêtaient main-forte dans les cours du soir. Ils aidaient aussi le directeur à « assister » les garçons pendant les offices et en récréation, organisaient pour eux des jeux ou des promenades, veillaient à leurs
besoins matériels, leur payaient parfois un bon goûter… Certains se chargeaient spécialement de leur trouver du travail, et quand ils étaient placés, de leur rendre visite afin de les maintenir en contact avec l’Oratoire.
Mais il n’y avait pas que des hommes. Autour de mamma Margherita, la mère de Don Bosco, s’affairaient des femmes, souvent elle aussi de la meilleure société, qui prenaient soin du linge et des vêtements de la maison. Il y en avait bien besoin, disait Don Bosco, car parmi ces « pauvres enfants », certains « ne pouvaient jamais changer le lambeau de chemise qu’ils avaient sur le dos ou étaient tellement sales qu’aucun patron ne consentait à les accueillir dans son atelier ». Parmi les « coopératrices » qui se distinguèrent dans cette tâche modeste et souvent rebutante, on citait au premier rang, avec la marquise Fassati, la mère du futur archevêque Gastaldi. Celle-ci faisait laver le linge et le distribuait chaque samedi. Le dimanche,, elle passait elle-même en revue les lits des pensionnaires, puis, « comme un général d’armée », elle rassemblait ses troupes et
inspectait minutieusement la tenue et la propreté de chacun.
Beaucoup de ces auxiliaires bénévoles, tant ecclésiastiques que laïques, y allaient aussi de leur bourse. Tel prêtre donnait pour les gosses de Don Bosco tout l’argent qu’il recevait de ses parents riches. Un banquier versait une pension régulière. Les économies d’un artisan étaient mises au service de plus pauvres que lui. L’abbé Borel, qui était caissier de l’Oratoire à ses débuts, était bien placé pour apprécier toutes ces générosités.
L’expérience quotidienne du dévouement de ces hommes et de ces femmes va faire jaillir dans l’esprit de Don Bosco des idées nouvelles.
…. À suivre
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