dimanche 12 juillet 2026

 

Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens  » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969)  Chapitre 29, page 382

« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »

 L’orientation du mouvement

 … Devant la bienfaisance si généreusement répandue par les coopérateurs sur les institutions salésiennes, les bénéficiaires se sont confondus en remerciements. C’est avec la conscience de faire face à une dette insolvable que  le P. Rua écrivait ces mots où la rhétorique du temps le dispute à la sincérité du sentiment : « Je dois vous remercier et je  vous remercie  vivement vous tous, mes chers coopérateurs et coopératrices, qui avez si bien correspondu à la confiance que je mettais dans la bonté  et la piété de votre  cœur, vous qui avez été pour les pauvres salésiens les anges de la divine Providence ». Le même homme, peu enclin pourtant aux effusions, déclarait un jour:  « L’affection exubérante que je nourris pour tous les bienfaiteurs de nos œuvre réveille chaque jour dans mon esprit le devoir de la reconnaissance ».

Pendant le rectorat de Don Rua, et à son instigation, parut à Turin en 1893 un Manuel théorique et pratique, plusieurs fois réédité et amélioré, destiné à fournir aux responsables locaux du mouvement un « guide sur la manière de coopérer aux œuvres salésiennes ». Or, la seconde partie du livret, tout entière consacrée aux « œuvres de zèle », sans négliger l’aumône, insistait sur les œuvres qui réclamaient un engagement plus personnel : enseignement du catéchisme, (« tout coopérateur devrait être un catéchiste »); recherche et soutien des vocations ecclésiastiques… aide à apporter à la jeunesse abandonnée…

Reste que la balance ne penche pas spontanément de ce côté-là… Périodiquement, une réaction s’impose. On voit s’en dessiner une au temps du P. Albera, menée avec vigueur par  son bras droit, le P. Rinaldi. Une série d’articles paraissaient à partir de février 1915 dans le Bulletin salésien, qui visaient à redresser certaines erreurs concernant le but de l’Union. Ccar, disait l’article d’introduction, force était de reconnaître  « franchement » que beaucoup n’en savaient rien. On rappelait les vérités anciennes : « Les coopérateurs salésiens ne sont pas seulement le soutien naturel des œuvres  salésiennes ». Le P. Rinaldi remit alors en vigueur—si elle avait jamais eu vraiment cours—la pratique des récollections mensuelles et insista sur l’action personnelle du coopérateur dans son milieu.

Devenu plus tard recteur majeur, à une époque où les missions étaient à l’ordre du jour dans l’Eglise, il mit  l’accent sur la coopération missionnaire, en harmonie avec les directives de Pie XI. A l’occasion de la célébration du cinquantenaire des missions salésiennes (1925), les coopérateurs organisèrent des congrès et des réunions de toutes dimensions pour exalter et soutenir l’apostolat dans les missions.

 

 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire