2ème article Don Bosco Aujourd'hui : Danièle Vial
https://www.don-bosco.net/actualites/150-ans-des-salesiens-cooperateurs-1-on-croit-au-projet-salesien-temoigne-daniele-a-lyon/
2ème article Don Bosco Aujourd'hui : Danièle Vial
https://www.don-bosco.net/actualites/150-ans-des-salesiens-cooperateurs-1-on-croit-au-projet-salesien-temoigne-daniele-a-lyon/
Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969) Chapitre 29, page 384
« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »
L’orientation du mouvement (suite)
Le p. Ziggiotti, pour sa part, demanda aux coopérateurs de prendre au sérieux leurs responsabilités de laïcs dans l’Eglise. Le ton avait été conné par lPie XII lui-même en septembre 1952. S’adressant aux coopérateurs réunis à Rome, en un discours que l’on considéra comme la magna charta de l’association, le pape avait rappelé que si celle-ci est « greffée sur le cep prolifique d e la famille religieuse de saint Jean Bosco », sa fin immédiate était d’être à la disposition de la hiérarchie. A ce titre, l’Eglise attendait beaucoup de ce mouvement providentiel du laïcat catholique.
L’orientation à la fois apostolique et ecclésiale apparaissait dès lors de plus en plus explicite. Dans un important document de 1935, le P. ZIggiotti affirmait que « la mission propre des coopérateurs est l’apostolat selon l’esprit salésien » et rappelait la définition qu’avait donnée Pie XI de leur mouvement : « première ébauche remarquable d’Action catholique ». Appelé à « participer à plein à l’apostolat des laïcs », les coopérateurs étaient invités par leur supérieur, à l’aube du concile Vatican II, à « vivre l’Eglise ».
L’organisation du mouvement
Pour remplir son rôle, l’Union des coopérateurs a besoin également, comme tout mouvement, d’organisation et de structures. Nécessité d’autant plus gande que le chiffre des adhérents n’a cessé de monter, au rythe de l’expansion salésienne elle-même.
Concrètement, il s’agissait de faire parvenir à la « base » les orientations des responsables; de provoquer des rencontres pour permettre aux membres de mener des actions communes, comme le veut le règlement ; de veiller à la mise en place des responsables locaux chargés de faire le lien avec le centre. Ici encore, les recteurs majeurs ont souvent payé d’exemple.
Dès le début du rectorat, Don Rua prit des mesures pratiques pour assurer un bon fonctionnement de l’Union. Son Manuel précisait et complétait sur nombre de points le règlement primitif en ce qui concerne la marche de l’association. S’inspirant d’ailleurs de certaines dispositions prise du vivant de Don Bosco, il introduisait de nouveaux rouages dans la machine ou perfectionnait des fonctions existantes : le directeur diocésain, centre de l’action salésienne dans son diocèse; le condirettore, chef des « décurions » dans les villes ou localités importantes ; le « zélateur » et la « zélatrice », coopérateurs actifs qui s’efforcent d’implanter le mouvement dans leur région ; les comités et les sous-comités chargés d’aider le directeur diocésain…. On n’oubliait pas non plus de donner des normes précises pour la tenue des conférences.
Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969) Chapitre 29, page 382
« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »
L’orientation du mouvement
… Devant la bienfaisance si généreusement répandue par les coopérateurs sur les institutions salésiennes, les bénéficiaires se sont confondus en remerciements. C’est avec la conscience de faire face à une dette insolvable que le P. Rua écrivait ces mots où la rhétorique du temps le dispute à la sincérité du sentiment : « Je dois vous remercier et je vous remercie vivement vous tous, mes chers coopérateurs et coopératrices, qui avez si bien correspondu à la confiance que je mettais dans la bonté et la piété de votre cœur, vous qui avez été pour les pauvres salésiens les anges de la divine Providence ». Le même homme, peu enclin pourtant aux effusions, déclarait un jour: « L’affection exubérante que je nourris pour tous les bienfaiteurs de nos œuvre réveille chaque jour dans mon esprit le devoir de la reconnaissance ».
…
Pendant le rectorat de Don Rua, et à son instigation, parut à Turin en 1893 un Manuel théorique et pratique, plusieurs fois réédité et amélioré, destiné à fournir aux responsables locaux du mouvement un « guide sur la manière de coopérer aux œuvres salésiennes ». Or, la seconde partie du livret, tout entière consacrée aux « œuvres de zèle », sans négliger l’aumône, insistait sur les œuvres qui réclamaient un engagement plus personnel : enseignement du catéchisme, (« tout coopérateur devrait être un catéchiste »); recherche et soutien des vocations ecclésiastiques… aide à apporter à la jeunesse abandonnée…
Reste que la balance ne penche pas spontanément de ce côté-là… Périodiquement, une réaction s’impose. On voit s’en dessiner une au temps du P. Albera, menée avec vigueur par son bras droit, le P. Rinaldi. Une série d’articles paraissaient à partir de février 1915 dans le Bulletin salésien, qui visaient à redresser certaines erreurs concernant le but de l’Union. Ccar, disait l’article d’introduction, force était de reconnaître « franchement » que beaucoup n’en savaient rien. On rappelait les vérités anciennes : « Les coopérateurs salésiens ne sont pas seulement le soutien naturel des œuvres salésiennes ». Le P. Rinaldi remit alors en vigueur—si elle avait jamais eu vraiment cours—la pratique des récollections mensuelles et insista sur l’action personnelle du coopérateur dans son milieu.
Devenu plus tard recteur majeur, à une époque où les missions étaient à l’ordre du jour dans l’Eglise, il mit l’accent sur la coopération missionnaire, en harmonie avec les directives de Pie XI. A l’occasion de la célébration du cinquantenaire des missions salésiennes (1925), les coopérateurs organisèrent des congrès et des réunions de toutes dimensions pour exalter et soutenir l’apostolat dans les missions.
Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969) Chapitre 29, page 381
« Les Coopérateurs de 1888 à 1965 »
L’ultime appel
Dans une lettre-testament, écrite à l’intention des coopérateurs salésiens et attribuée à Don Bosco, on lit cet appel : « Puisque vous n’avez cessé de m’aider avec une rare bonté, je vous demande à présent de continuer, après ma mort, à aider mon successeur. Les œuvres que j’ai commencées avec votre concours n’ont plus besoin de moi, mais elles continuent à avoir besoin de vous, et de tous ceux qui, comme vous, aiment à faire le bien sur cette terre. »
Cette ultime consigne à ses « chers » coopérateurs n’est pas restée lettre morte, estimait Ceria, qui n’en voulait pour preuve que l’histoire des rectorats qui se sont succédés depuis lors
De fait, le « tiers ordre salésien », que Don Bosco voyait appelé à un grand développement dès 1877, n’a cessé de s’affirmer dans son organisation et son influence, même si au cours des quatre-vingt-dix ans qui on suivi, il a connu des périodes de moindre vitalité.
L’âme du mouvement
« Le supérieur de la congrégation salésienne est aussi le supérieur de cette association », dit le règlement élaboré par Don Bosco. De ce principe général, le chapitre de 1895 présidé par Don Rua donnait l’application suivante, qui reflétait les préoccupations du fondateur lui-même : « LE pouvoir de conférer et de signer les diplômes (d’agrégation) est réservé au recteur majeur (…) et chacun doit s’engager à favoriser les relations des coopérateurs avec lui ».
Le rôle de « direction », qui devait être celui du supérieur a été pris au sérieux par les recteurs majeurs successifs. Très soucieux de leurs responsabilités dans ce domaine, ils ont veillé—souvent de façon très personnelle— à l’orientation et à l’organisation de l’Union des coopérateurs.
Pour atteindre leurs objectifs, il fallait avant tout pouvoir entrer en communication avec le plus grand nombre de ceux-ci. De ce point de vue, le moyen le plus ordinaire et sans doute le plus efficace n’était autre que le Bulletin salésien, qui n’a cessé de jouer son rôle depuis les origines. Ds le temps de Don Bosco, il était devenu traditionnel que le recteur majeur y fit paraître chaque année une lettre de Nouvel An, dans laquelle il exposait aux coopérateurs ses préoccupations et ses projets. Certains supérieurs ont aimé recourir à des contacts directs. Que de mains serrées, au cours de leurs voyages à travers le monde, par un P. Rua ou un P. Ziggiotti! De même, les congrès nationaux ou internationaux, les rencontres, les conférences, permettaient de resserrer les liens avec le successeur de Don Bosco. Les religieux salésiens eurent leur part de recommandations à travers les circulaires et les actes des chapitres généraux.