Extraits du livre « Don Bosco et les Salésiens » (Morand Wirth SDB, Elle Di Ci, Torino, 1969) Suite chapitre 16, page 210
« Les Coopérateurs Salésiens »
… Avec le succès qui s’affirme, on a l’impression que les vues de Don Bosco sur les coopérateurs s’élargissent. Conçue d’abord essentiellement comme « soutien à la congrégation », l’association devient davantage à ses yeux un organisme d’Église. Réclamant de ses membres un engagement personnel. « Les coopérateurs déclarait-il au chapitre général de 1883, s’il s connaissent bien leur but, non seulement nous aident, mais font en grande partie le travail qui est celui des salésiens ». Et l’année suivante, au cours d’un entretien avec le P. Lemoyne, il livre le fond de sa pensée en expliquant que leur but véritable et premier n’est pas d’aider les salésiens, mais d’être au service de l’Église, des évêques, des curés sous la direction des salésiens. »
A la mort de Don Bosco en 1888, un fait s’impose d’évidence : la force apostolique de la modeste congrégation salésienne a été décuplée grâce au soutien « fraternel » de ses coopérateurs. Nombre d’entre eux méritaient d’être considérés de fait, sinon canoniquement, come des salésiens dans le monde ».
Chapitre 20, page 267
« Les Salésiens en Europe sous Don Rua »
Rôle des coopérateurs
Très proches des salésiens, les coopérateurs furent des agents très efficaces de cette expansion.
Souvent, on les trouvait à l’origine des fondations nouvelles, qu’ils soutenaient ensuite par leur contribution matérielle et personnelle, ainsi que par l’information qu’ils répandaient sur le travail des religieux. Au cours de ses voyages, le recteur majeur montrait par son exemple personnel l’importance qu’il attachait à la « coopération » salésienne.
Au mois d’avril 1895 se tint à Bologne un congrès de coopérateurs qui devait avoir un grand retentissement. Voulu par l’archevêque du lieu, le cardinal Svampa, grand admirateur de Don Bosco, ce rassemblement d’allure internationale fut organisé par le P. Trione, secrétaire général de l’association. On compta quelques deux mille participants, dont une bonne trentaine de prélats, évêques et cardinaux. Don Rua était là en tant que président effectif. La maigreur ascétique du personnage, sa modestie et son affabilité, impressionnèrent la foule. Il y eut d’imposantes cérémonies religieuses, des concerts spirituels, des discours. Pendant trois jours, l’œuvre de Don Bosco, que soit dans le domaine de l’éducation, de l’action sociale, des missions ou de la presse, eut droit à tous les éloges. Ce fut un succès. Et ce succès fut répercuté en de nombreux pays par les représentants de cinquante-huit journaux italiens et étrangers. Cinq jours après la fin du congrès, dans une lettre pleine d’enthousiasme, Don Rua rappelait aux salésiens une prédiction de Don Bosco concernant l’avenir de la congrégation : « Vers 1895, grand triomphe! ».
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